Facture électronique

Mon comptable peut-il s'occuper de ma facture électronique ?

En bonne partie : ton expert-comptable peut désigner ta plateforme et faire passer tes factures. Le choix, le rythme de facturation et les encaissements restent à toi.

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Une conduite munie de sa vanne, une corbeille murale bleue pleine de courrier, un carnet, une clé et une caisse à monnaie sur une étagère.
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Fin août, un mail du cabinet comptable sur la facture électronique, une offre à activer en deux clics, et la tentation de classer le sujet. Bonne nouvelle : ton comptable peut s'en occuper en bonne partie. L'administration cite elle-même l'expert-comptable parmi les intermédiaires par lesquels une entreprise désigne sa plateforme de réception, et même par lesquels elle émet ses factures. Ce qu'il ne fait pas à ta place, c'est décider, et facturer au rythme de tes chantiers.

Ce que ton comptable peut faire, d'après la DGFiP

Pour une TPE, une seule obligation est déjà là : depuis le 1er septembre 2026, recevoir tes factures fournisseurs par une plateforme agréée. L'émission attend le 1er septembre 2027. Le détail des deux dates de la réforme est dans le guide complet.

Pour la réception, le guide pratique de démarrage de la DGFiP est clair. L'entreprise désigne sa plateforme "directement auprès d'une plateforme agréée ou par l'intermédiaire de sa solution habituelle : logiciel de gestion, logiciel de comptabilité, expert-comptable, banque ou autre prestataire". Si ton cabinet a fait cette démarche avec toi, la partie urgente de 2026 est faite.

Pour l'émission, même logique : les factures passent par une plateforme agréée, directement ou par la solution que tu utilises, et le même guide range l'expert-comptable dans la liste, à côté du logiciel de facturation et de la banque. Rien n'oblige donc à court-circuiter le cabinet.

1er sept. 2026
réception par une plateforme agréée, désignable par ton expert-comptable
1er sept. 2027
émission de tes factures aux clients pros, pour une TPE

Ce qui reste à toi

Le choix de la plateforme, d'abord. La FAQ de l'administration le dit en une phrase : il "relève d'une décision de gestion du chef d'entreprise". Chaque entreprise signe un accord formel avec la plateforme qu'elle désigne pour recevoir ses factures, et peut en changer à tout moment. Le cabinet propose, toi tu signes, et tu dois savoir quoi.

Le pilotage, ensuite. Quand un prestataire a un souci, le guide de démarrage en tient compte, mais précise que cela "ne dispense pas pour autant l'entreprise de piloter sa mise en conformité". Piloter, à ton échelle, c'est savoir par quelle plateforme passent tes factures et à qui écrire quand une facture n'arrive pas.

Le vrai sujet, c'est le rythme

Réforme ou pas, une facture s'émet dès que la prestation est réalisée. La FAQ le rappelle pour le nouveau circuit : les entreprises continuent de déposer leurs factures "au fil de l'eau". Or ton comptable voit tes pièces à la fin du mois, parfois à la fin du trimestre. Ta facture, elle, part le jour où le chantier se termine, depuis l'outil où tu as fait le devis.

Il y a aussi l'après. Tes chantiers sont des prestations de services, et sans option pour les débits, leur TVA est due à l'encaissement. Pour ces opérations, une fois ton entreprise entrée dans le dispositif, c'est l'émetteur de la facture, donc toi, qui transmet les données de paiement : sur une facture électronique, un statut "Encaissée" avec la date et le montant encaissé, réparti par taux de TVA.

Le rythme d'envoi de ces données dépend de ton régime de TVA. En franchise en base, c'est tous les deux mois. Au réel normal mensuel, c'est chaque mois. Pour les autres régimes, la DGFiP publie le tableau des fréquences.

Comment répartir les rôles

Moi, je laisserais au comptable ce qu'il fait mieux que toi : vérifier que ta réception est bien désignée, contrôler tes déclarations, repérer une facture fournisseur qui manque. Et je garderais la facture là où naît le devis, sur ton téléphone ou ton ordinateur, le jour du chantier. L'administration permet ce partage : une plateforme pour la réception, une autre pour l'émission, une autre encore pour les données de transaction si besoin. Le jour où tu compares les outils, garde les six questions à poser à un logiciel sous la main.

Si le cabinet te fournit lui-même l'outil de facturation, raccordé à une plateforme, et que tu factures depuis le chantier avec, c'est aussi une bonne réponse. Le problème n'est pas qui fournit l'outil, c'est le délai entre la fin du chantier et la facture.

Les quatre questions à poser à ton cabinet :

  1. Par quelle plateforme agréée passe ton offre, et l'accord est-il signé au nom de mon entreprise ?
  2. Couvre-t-elle seulement la réception, ou aussi l'émission de septembre 2027 ?
  3. Comment les factures de mon logiciel de devis y arrivent-elles ?
  4. Qui renseigne l'encaissement de mes factures, et à partir de quoi ?

Questions fréquentes

Mon expert-comptable peut-il choisir ma plateforme agréée à ma place ?

Il peut faire la démarche pour toi : la DGFiP cite l'expert-comptable parmi les intermédiaires par lesquels une entreprise désigne sa plateforme de réception. Le choix reste une décision de gestion du chef d'entreprise, et l'accord avec la plateforme est signé par l'entreprise.

Dois-je utiliser la même plateforme que mon comptable ?

Non. Une entreprise peut choisir une ou plusieurs plateformes agréées, en prendre une pour la réception et une autre pour l'émission, et en changer à tout moment.

Mon comptable peut-il envoyer mes factures en fin de mois ?

Non. Les règles de facturation ne changent pas : une facture s'émet dès la réalisation de la prestation. Avec la réforme, les factures entre professionnels continuent de partir au fil de l'eau, par une plateforme agréée, pas en lot à la clôture du mois.

Ce soir, une seule question à renvoyer au cabinet : sur quelle plateforme ma réception est-elle désignée, et à quel nom ? Si la réponse tient en une ligne, ton 2026 est réglé, et tu as un an pour décider d'où partiront tes factures.